Interdits les kits piétons!

A partir du 1er juillet, les kits piétons sont interdits au volant et au guidon.
En même temps, vu leur nom, fallait s’y attendre… Pour dissiper tout malentendu ou accusation de parti pris, je précise ne suis que peu concerné par cette mesure : Je roule avec un équipement Bluetooth intégré et cela ne va pas changer ma vie. A vélo, je regretterai certes un peu, mais je ne roule pas assez souvent pour m’offusquer de cette nouvelle interdiction.
Pourtant celle-ci m’énerve. Vraiment.

Continuer la lecture

Share

Irresponsables et coupables ?

Notre vie en collectivité repose en grande partie sur un concept important et malheureusement  de plus en plus abstrait : la responsabilité individuelle.

Le Larousse définit la responsabilité de la façon suivante :

  • Obligation ou nécessité morale de répondre, de se porter garant de ses actions ou de celles des autres.
  • Fonction, position qui donne des pouvoirs de décision, mais implique que l’on en rende compte (surtout pluriel) : Avoir des responsabilités.

La notion de responsabilité implique donc le fait de se porter garant de ses propres actions et, dans le cas d’une fonction, le fait d’en rendre compte devant la collectivité, publique ou privée.

A quelques exceptions près (les personnes atteintes de démence ou de sénilité et les présidents de la république en résumé), toute personne, physique ou morale, est responsable en France de ses actes et en répond devant la société au travers de la justice, qui déterminera le cas échéant s’il y a infraction à une règle et donc culpabilité.

Or, j’ai le sentiment depuis plusieurs années que la notion de culpabilité a pris le pas sur celle de responsabilité et que cela pose un problème de fond à notre société.

Continuer la lecture

Share

La solidarité selon l’Union Européenne

naufrage-honte_0

Des millions d’européens en rêvent pour leurs prochaines vacances. Pour des millions d’autres personnes la Méditerranée elle est la voie pour fuir, l’ultime solution pour mettre les siens à l’abri de la guerre, des persécutions, de la misère.  La Méditerranée est le théâtre d’une tragédie quotidienne. Chaque jour des centaines d’africains embarquent sur des bateaux de fortune avec l’espoir de rejoindre l’Europe. Chaque jour des femmes, des enfants, des hommes périssent dans cette entreprise. Continuer la lecture

Share

Circulation alternée: l’enfumage permanent

Elle la voulait, elle l’a eue!

Anne Hidalgo a enfin eu sa journée de circulation alternée! Et grâce à elle, l’alerte pollution qui sévissait depuis plusieurs jours sur le nord de la France a enfin été levée.

Enfin, ça c’est ce qu’elle voudrait nous faire croire. Car quand on creuse un peu, on peut ne pas être d’accord avec cette version.

Pourquoi cet épisode de pollution?

D’abord voici une carte de la pollution aux particules fines (PM10) la semaine précédant cette mesure salvatrice (toutes les cartes sont tirées de ce site )

pollution 20 mars 2015

Continuer la lecture

Share

Populisme 1 : Démocratie 0

La montée en puissance du FN 

Depuis 2012, les élections se suivent et se ressemblent : Le FN obtient les faveurs de 5 millions d’électeurs environ au premier tour de chaque scrutin. Le vote frontiste représente 25% des suffrages exprimés lorsque le taux de participation est faible (50% de votants aux européennes 2014 et cantonales 2015) et moins de 20% lorsque la participation est forte (79% de votants aux présidentielles 2012). Le FN talonne désormais les partis dits républicains en nombre de voix.

Scrutin Taux de participation Nombre de voix FN % vs exprimés
Présidentielles 2012 79% 6,4 M 18%
Européennes 2014 42% 4,7 M 25%
Départementales 2015 50% 5,1 M 25%

La vague « bleu marine » est réelle. Et si elle ne s’est pas encore traduite par la conquête massive de collectivités ou de sièges, ce n’est qu’une question de temps. Tout semble en place pour que cette montée en puissance fasse du parti d’extrême droite le gagnant des prochaines échéances électorales (régionales fin 2015 puis présidentielles et législatives en 2017) :

  • Il met en œuvre une stratégie méticuleuse d’implantation locale. Le parti a présenté un candidat dans chaque circonscription pour ces dernières cantonale. Sur ces 3 dernières élections il a gagné 11 mairies de villes de plus de 9000 habitants, 26 sièges de députés européens et 60 sièges de conseillers départementaux. Cela représente des moyens accrus en termes financiers, de présence militante et de viviers de cadres. « Le socle des victoires de demain » déclare Marine Le Pen au soir du 29 mars.
  • Son image s’améliore nettement. La stratégie de « dédiabolisation » est payante. Les idées du FN progressent. L’image du parti et de son leader s’améliorent. Dans ces conditions, l’électorat frontiste a toutes les chances de s’élargir.
  • Il bénéficie d’une bonne couverture médiatique. Celle-ci est au moins comparable à celles des principales formations politiques. Le « phénomène FN » semble fasciner médias et journalistes. C’est LE sujet du moment dont il faut parler et qui fait vendre.

La droitisation renforce l’extrême droite

Les frontistes jouent pour gagner. La victoire ne se joue plus entre le PS et l’UMP. Les deux partis doivent faire face au risque d’être évincés par le FN au 1er tour, qui pourrait désormais servir à désigner le candidat républicain finaliste.

Face à cette menace, les patrons de l’UMP et du PS adoptent deux stratégies désolantes. Nicolas Sarkozy droitise pendant que Manuel Valls culpabilise (les « dissidents » de son camp).

Le nouveau chef de l’opposition a fait ce choix de la droitisation dès le début de son quinquennat présidentiel (création du ministère de l’identité nationale, discours de Grenoble en juillet 2010, etc, etc). Pendant la bataille électorale de 2012 il avait accentué cette posture jusqu’à en gêner une partie de son camp. En focalisant ses prises de paroles sur les terrains de l’insécurité, de l’immigration, de l’identité nationale il a choisi de ferrailler contre le FN avec l’arme du populisme.

Dernière illustration de cette stratégie : Nicolas Sarkozy se dit favorable à la suppression des menus de substitution dans les cantines scolaires, au nom de la défense de la laïcité. C’est une ineptie. Le principe de laïcité garantit la séparation des pouvoirs politique et religieux et la liberté de culte. Par là elle vise à protéger les libertés individuelles et la République. Les menus de substitution menacent-ils la République ? Nullement. Ne pas proposer de menu de substitution revient seulement à exclure les enfants musulmans de l’école républicaine. L’inverse de l’esprit de la laïcité et de la République.

En jouant la carte du populisme, Nicolas Sarkozy ne fait que banaliser les thèmes de prédilection du FN, sans parvenir à endiguer la fuite des électeurs vers le FN. Il se prive de surcroît d’une partie des voies du centre, de la droite démocrate-chrétienne, des socio-démocrates.

L’entêtement de l’exécutif coule la gauche

De son côté, le chef de l’exécutif cri au feu et fustige l’attitude de ceux qui à gauche ne se mobilisent pas derrière le Président de la République et son gouvernement. Il appelle au rassemblement mais ne fait rien pour rassembler. Au contraire. Il s’escrime à mener une politique de réforme pour laquelle il n’a pas de majorité (recours du 49-3 pour entériner la loi dite Macron). Depuis un an qu’il est premier ministre il mène une politique de droite qui désespère une large partie de son camp et de l’électorat de gauche.

Les ministres représentant l’aile gauche du PS ont été débarqués. Les députés frondeurs refusent de voter des textes contraires à leurs idéaux et aux engagements du candidat François Hollande. Les verts ne font plus partie de la majorité et préfèrent s’allier au Front de Gauche. L’électorat de gauche, lassé par ce spectacle, préfère ne plus venir aux urnes.

Clairement, Manuel Valls est coupable de l’éclatement de la gauche et de la désaffection électorale des sympathisants de gauche.

Bref, tandis que l’extrême droite marque des points et organise méticuleusement les conditions de ses futurs succès, l’UMP et le PS restent englués dans de vains calculs politiques. Espérons que finisse par émerger des personnalités, un courant, un parti capables de rassembler, avec de vraies propositions intelligentes et courageuses, la grande majorité des citoyens français attachés aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

 

 

 

Share

Elections départementales : Le grand n’importe quoi !

Dimanche 22 et 29 mars, nous sommes tous, citoyens français, appelés à exprimer nos votes dans le cadre des élections départementales. Dans le cadre de la loi NOTRe (« loi portant nouvelle organisation territoriale de la République ») ces élections remplacent les élections cantonales et « conseils départemental » sera le nouveau nom de ce que l’on connaissait avant sous le nom de « conseil général ».

Au-delà de fournir aux 4 052 conseillers départementaux de notre classe politique des postes stables rémunérés entre 1500€ et 5 500€ par mois (1), l’enjeu principal concerne la gestion de ce que nous appelons en France les structures territoriales dont la nouvelle loi… est en train de définir le périmètre d’intervention !

En tant que citoyens impliqué, ne demandez surtout pas le contenu de ces nouvelles prérogatives. Tout ceci est encore en discussion (Une modification de texte a été votée à l’assemblée nationale le 10 mars et a été renvoyé en deuxième lecture au Sénat et à la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du règlement et d’administration générale, pour étude de suppose !).

Du grand n’importe quoi !

Continuer la lecture

Share

Arrachons les électeurs au FN !

Une idée géniale !

Inspiré par l’interview de notre cher président donné hier au Parisien, j’ai été séduit et enthousiasmé par cette superbe idée démocratique : pour faire baisser les scores du FN, il suffit de leur arracher leurs électeurs !

François Hollande préconise d’aller chercher ceux qui votent FN pour leur parler et les convaincre.

Mais comme il ne précise pas suffisamment la méthode, je pense qu’il faut développer cette idée : Continuer la lecture

Share

Frondeurs : la démocratie que l’on assassine

Les médias de tout bord et tout support se gargarisent actuellement de ceux qu’ils appellent les « frondeurs ».

Inconscients de leurs propres propos, moutons ou simples benêts, ils en viennent à oublier le rôle que tient un député au sein de notre république vieillissante et de moins en moins… démocratique.

Comme le rappelle si bien le site de la Direction de l’information légale et administrative (http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/institutions/fonctionnement/parlement/definition/qu-est-ce-qu-depute.html) : « le député est un élu qui, à l’assemblée nationale, participe au travail législatif et au travail du contrôle du gouvernement. »

Cela comprend notamment, en dehors du travail législatif :

  • interroger le gouvernement, examiner son action au sein d’une commission, voire, s’il est rapporteur spécial au sein de la commission des finances, contrôler l’emploi de l’argent public.
  • en signant une motion de censure qui sera soumise au vote de l’ensemble des députés, mettre en cause la responsabilité du Gouvernement.

Bien qu’élu dans le cadre d’une circonscription, chaque député, compte tenu de la mission de vote de la loi et de contrôle de l’action du gouvernement dévolue à l’Assemblée nationale, représente la Nation tout entière et est à ce titre détenteur d’un mandat national.

Représenter la nation tout entière n’est pas qu’une précision géographique. C’est aussi une précision éthique.

Le député ne représente son simple bord politique mais l’ensemble des citoyens français, quelle que soit leur orientation politique.

Que l’on soit d’accord avec eux ou non, ceux que les médias appellent frondeurs sont donc des députés qui font leur travail de représentation et sont fidèles à leur mission.

Le système bipolaire que les deux principaux partis politiques essaient de nous imposer aujourd’hui est pernicieux et contrevient au principe constitutionnel du gouvernement du peuple par le peuple, pour le peuple. Il tend à faire du travail de l’assemblée une chambre au service d’une majorité en cours, dont le simple rôle serait celui de valider des décisions gouvernementales édictées par leur courant politique. Et ainsi donc transformer la constitution en gouvernement du peuple par les députés pour le gouvernement en place.

En appelant frondeurs des députés qui participent activement au processus démocratique via le débat et la contradiction, c’est la démocratie qu’on assassine.

L’article 26 de la constitution du 4 octobre 1958 (http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/la-constitution/la-constitution-du-4-octobre-1958/texte-integral-de-la-constitution-du-4-octobre-1958-en-vigueur.5074.html#titre4) , précise que « Aucun membre du Parlement ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions ou votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions. »

A l’heure actuelle, ce ne sont pas les tribunaux qui jugent mais les médias. Et les dégâts sont bien pires. A force de nommer « frondeurs » de façon continuelle ces députés libres d’esprit, ils finissent par convaincre la population que le regard critique que doit avoir tout député sur le travail du gouvernement est une coupable trahison.

Je ne suis pas convaincu par les propos qu’ils tiennent, je ne suis pas sûr que le chemin qu’ils tentent de prôner pour nous sortir de notre ornière soit le bon, mais je suis certain d’une chose, je soutiens totalement leur travail car après tout, ces frondeurs sont 100% dans leur rôle et font enfin jouer un peu de démocratie dans un paysage politique en manque de contre-pouvoir.

Share

Quelle Europe?

Dans 10 jours, nous serons appelés aux urnes pour voter pour nos députés européens.

Il y a fort à parier que l’abstention sera encore une fois le grand gagnant de ce scrutin. Pour rappel, près de 60% des électeurs français et 57% des électeurs européens avaient boudé les urnes en 2009. Il y a fort à parier que ce taux sera dépassé cette fois-ci.

Pire encore, parmi les élus, on nous annonce pour la première fois une possible victoire d’un parti anti européen !

Je t’aime, moi non plus

Pourquoi un tel désamour pour une Europe qui semble pourtant notre seul espoir de peser sur la scène mondiale dans les années à venir? Continuer la lecture

Share

De l’utilité des soirées électorales

Comme chaque soir d’élection, je me cale sur mon canapé et j’allume la télé un peu avant 20H afin de suivre la soirée électorale.

Les résultats tombent, répondant ainsi à mon attente première d’information.

Quelques éclairages me paraissent pertinents et comblent partiellement mon 2eme souhait. Mais ils sont tellement rares dans ce défilé de lieux communs et de pensées partisanes que je m’interroge vraiment sur l’utilité de cette valse des politiques sur les différents plateaux. Continuer la lecture

Share